Ardoix-et-Talencieux

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Concession de Ardoix et Talencieux
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Légende
Situation Ardèche
Ville la plus proche
Région Rhône-Alpes
Pays France
Intérêt
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Ardoix et Talencieux

  • Historique : Cette concession de plomb et zinc et métaux connexes, portant sur 2 646 hectares, a été attribuée par décret du 2 novembre 1867 au profit du marquis Jacques Balthazard de Clapiers (ou Clapier).
    Elle est constituée de la partie sud de l’ancienne concession de St-Julien-Molin-Molette, située en grande partie dans le département de la Loire.
    Elle passe en 1870 à l’Union Métallurgique de France qui est mise en liquidation en 1873, puis à M. Létrange qui l’acquiert le 25 août 1875 ; M. Létrange obtient sa renonciation par décret du 14 octobre 1897.
  • Description : Le gisement est essentiellement situé sur la commune de Vanosc jusqu’au moulin Thoué sur la Cance. Il comprend plusieurs filons de quartz contenant de la blende, de la galène et de la barite.
    Les travaux ont eu lieu surtout de 1736 à 1809 sur l’ancienne concession par puits et galeries d’allongement. Dans la nouvelle concession plusieurs galeries ont été creusées de 1867 à 1872 (mine de Balais). Environ 200 tonnes de minerai ont été extraites.
    Le granite à grain fin constitue le sol de la concession. Il forme un vaste plateau entaillé par les vallées de l’Arjet et de la Cance qui se jettent dans le Rhône. Ces deux vallées coupent obliquement une série de filons quartzeux orientés Nord-30-35°-Ouest, à pendage Est, qui se poursuivent avec une grande régularité depuis Thorrenc jusqu’au village de Savas.
    Ces filons renferment de la blende et de la galène lamelleuse très pauvre en argent (100 à 120 gr par tonne de plomb). Le remplissage est généralement fait de quartz. Le minerai est accompagné de baryte sulfatée ; on y trouve un peu de pyrite de fer aux affleurements.
    Dans l’ancienne concession de Blumenstein, tous les filons ont été exploités sur le plateau par petits puits. Les filons de Talencieux portent les traces de ces anciens travaux sur la partie nord.
    C’est surtout dans la vallée de la Cance qu’ont été effectués les travaux de recherche qui ont conduit à l’octroi de la concession d’Ardoix et Talencieux. Sur la rive droite de la Cance le filon à 12 m de puissance. On y a d’abord pratiqué, à 25 m au-dessus de la rivière, une grande tranchée à ciel ouvert qui s’est avancée dans le filon d’environ 30 m, puis on a poussé deux galeries à 6 m de distance verticale l’une de l’autre.
    La galerie inférieure a suivi le toit du filon où la galène se trouvait en plus grande quantité, elle peut atteindre 20 à 25 cm d’épaisseur. Cette galerie a 60 m de long. Une traverse de 12 m, poussée à 5 m de l’entrée, a traversé le corps du filon et a atteint le mur.
    La galerie supérieure a 35 m de long. Le filon est quartzeux et barytique et il renferme 8 à 10 cm de galène.
    Sur la rive gauche de la Cance le filon est fortement rejeté au nord. A environ 13 m au-dessus de la rivière on a pratiqué une tranchée et 37 m de galerie en direction. Le filon n’a plus que 2 m d’épaisseur. A 26 m plus haut on a fait 18 m de tranchée et 18 m de galerie en direction. A l’entrée il y avait au toit 20 à 25 cm de galène ainsi que de la blende, mais l’épaisseur diminue ensuite rapidement.
    Plus haut le filon est pyriteux et très barytique. Les vieux travaux commencent non loin de la vallée sur le plateau et se poursuivent sur une grande distance. Le concessionnaire tenta dans la section de Balais d’y pénétrer mais dû y renoncer.
    A 100 m à l’est du filon principal se trouve un filon dans lequel une recherche sans résultat a été tentée par une petite galerie. Au sud des travaux précédents, le filon principal se divise en plusieurs branches. Sur l’une d’elle, près du lieu-dit Trizenas sur la commune de Sarras, on a creusé une galerie de 40 m de long.
    Le filon a 2 m de puissance. Il renferme un peu de galène et de blende en mouches ou en veinules.
    Malgré les doutes des ingénieurs des mines sur la rentabilité du gisement, l’exploitation commença proprement dit après l’institution de la concession en 1867.
    En 1869 un éboulement provenant d’anciens travaux obstrua la galerie de la rive gauche de la Cance et les travaux furent abandonnés de ce côté. Sur la rive droite, la galerie inférieure fut poursuivie sur 90 m de long et reliée à la galerie supérieure par des cheminées.
    La galène y a été trouvée en assez grande quantité, mais avec une teneur en argent très faible.
    Les travaux sont suspendus en juillet 1870, le concessionnaire étant en pourparlers pour la vente de la concession. Le niveau inférieur avait atteint alors 107 m.
    En 1871, les travaux reprennent dans le filon des Balais sur la rive gauche avec le relèvement des 3 galeries et leur avancement jusqu’au début 1873, date à laquelle ils sont définitivement arrêtés.
  • Minéraux :



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