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Sainte-Marie-aux-Mines

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> Sainte-Marie-aux-Mines
Sainte-Marie-aux-Mines
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Légende
Situation Ste-Marie-aux-Mines, Haut-Rhin
Ville la plus proche Sélestat
Région Alsace
Pays France
Intérêt
Possibilité d'accès
Type d'accès
Temps de visite nécessaire
Voir Musée minéralogique

La ville de Sainte-Marie-aux-Mines, est un lieu bien connu des minéralogistes, de par une bourse internationale annuelle de minéraux et fossiles (une des premières ! depuis 1962), elle est aussi le berceau d'une région minière historique pour l'extraction d'argent, où le nombre de minéraux fait encore rêver les collectionneurs.


  • Historique : L'exploitation des ressources minières aurait commencé à l’époque romaine, même si l'on ne dispose pas de preuves pour l'affimer.
    On a extrait en tout cas dans les vallées voisines : l’antimoine près de Charbes (Bas-Rhin), dans le Val-de-Villé, et du fer au « Camp Celtique » de la Bure près de Saint-Dié (Vosges).
    On trouve encore autour de Sainte-Marie-aux-Mines de nombreuses anciennes mines qui ont depuis fort longtemps maintenant été abandonnées.
    Dans le district de Sainte-Marie-aux-Mines, on a repéré plus d’une centaine de puits appelés localement « Bingen » ou « Pingen », situés pour la plupart sur les crêtes des filons et, qu’en raison de leur caractère primitif, tous les spécialistes s’accordent à reconnaître comme typiques de l’exploitation médiévale.
    C'est au Xe siècle que les moines s'aperçurent rapidement que la vallée regorgeait de richesses minières. Les moines d'Echéry exploitaient les mines.
    C'est à partir du XVIe siècle que commence véritablement à grande échelle l'exploitation des mines du Val d'Argent.
    Les filons métallifères répandus dans les gneiss renfermaient près de quatre-vingt espèces minérales constituant les minerais d'argent, de cuivre, d'arsenic, de plomb, de zinc, de nickel, de fer, ainsi que d'autres métaux plus rares, tel l'antimoine, le bismuth, l'uranium ou le manganèse.
    Ces gisements étaient répartis sur trois secteurs :
-du côté de Sainte-Marie Alsace (sud-ouest) vers l'Altenberg (ancienne exploitation) comprenant les anciennes exploitations des secteurs de Saint-Blaise, Fertrupt, Blumenthal, Saint-Philippe.
- le Neuenberg (nouvelle exploitation), au Rauenthal, à Echéry, Rain de l'Horloge et au pied du Brézouard granitique.
Les exploitations allaient en général d'est en ouest dans la partie occidentale de la région au Neuenberg et du nord au sud dans la partie orientale vers l'Altenberg.
- la partie lorraine de Sainte-Marie-aux-Mines, dont les exploitations minières s'étendaient sur la rive gauche de la Liepvrette, notamment à la Goutte des Pommes, au Bois du Prince, au Petit Rombach, à Timbach, au Grand Rombach, et Musloch, dont l'exploitation a duré du XVIe au XVIIIe siècle.
À la même époque d'autres mines ont été ouvertes à La Croix-aux-Mines dans le département des Vosges, ainsi que dans la vallée voisine du Val-de-Villé, en particulier à Urbeis.
En 1502 on comptait à Fertrupt, à l'entrée du vallon, 67 galeries dont 37 étaient encore en bon état, d'où l'on extrayait :
- du plomb à Saint-Guillaume,
- de l'argent dans les mines de Saint Sylvestre, d'Eisenthur et à la Burgonde à la sortie de Fertrupt,
- du plomb, de l'argent et du cuivre à Echéry en 1524 les mines du Rauenthal et de la Petite Lièpvre (mine Saint-Nicolas),
- de l'argent et du cobalt à Mariakirch (Sainte-Marie côté Alsace) en 1522 (mine Saint Barthélémy) ainsi qu'à la mine Saint-Philippe,
On a également travaillé à partir de 1525 dans les mines de Saint-Michel au Blumenthal.
Au début du XVIe siècle, cent cinq mines ont été ouvertes dont on a extrait environ 5 000 tonnes de cuivre, 300 tonnes de minerai d'argent, 80 000 tonnes de plomb. Devant la quantité de minerai extrait, il a été fait appel à des mineurs étrangers, recrutés surtout en Saxe, Autriche, Hongrie qui se fixèrent entre Saint-Blaise, Saint-Guillaume et Echéry.
Très florissantes jusqu'à la fin du XVIe siècle, le déclin des mines allait sonner le glas de la prospérité de Sainte-Marie-aux-Mines. Les difficultés d'exploitation, le manque de bois nécessaire aux fonderies et boisage des mines, en plus des inondations fréquentes, seront le lot quotidien qui amèneront le déclin des mines de la région. La plupart des galeries qui avaient été exploitées depuis le XVIe siècle vont être progressivement abandonnées. Au début du XVIIe siècle, il n'existait plus à Sainte-Marie-aux-Mines qu'une centaine de mineurs sur les 3 000 travaillant dans les 200 puits.
Les travaux ont été définitivement abandonnés en 1828.
  • Un musée minéralogique, minier et des traditions locales a été créé en 1972 par les Amis des Anciennes Mines et transféré en 1991 dans la Maison de Pays du Val d'Argent. La mine GABE-GOTTES, dont le réaménagement financé par les bénéfices de la Bourse a été confiée à l’Association ARCHEOMINE, est partiellement accessible au public dès la saison 2002 à partir de la Maison de Pays, située place du Prensureux.
  • Minéraux : Les minéraux de Ste-Marie-aux-Mines représentent 150 espèces minérales, dont certaines ont fait l'objet de premières descriptions mondiales, ce qui fait de Ste-Marie leur localité type. Citons entre autres :
allanite, aragonite, argent, arsenic, le carbonate-cyanotrichite, chalcophyllite, chalcopyrite, chloanthite, chondrodite, datholite, Ferri flos, galène, guerinite, haidingerite, hornésite, lautite, monohydrocalcite, parasymplesite, picropharmacolite, pharmacolite, proustite, pyrargyrite, pyromorphite, rammelsbergite, rauenthalite, rossierite, sainfeldite, safflorite, sphalérite, tennantite, tétraédrite, tyrolite, weilite...
et : dervillite, ferrarisite, fluckite, mcnearite, phaunouxite, rauenthalite, sainfeldite, villyallenite... dont la localité type est Sainte-Marie-aux-Mines.

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Dernière modification de cette page le 28 octobre 2010 à 16:12.
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