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De la composition chimique aux classes minéralesApproche de la classification de Nickel-Strunz 10ème éditionL’étude des compositions chimiques des minéraux permet de créer d’autres façons de les ranger en plus de leur système cristallin. Pour introduire et développer le concept de classe minérale, nous ferons donc un peu de chimie et comme nous l’avons toujours fait jusqu’à maintenant, prenons deux cas simples : le soufre natif et la pyrite. Le premier est exclusivement composé de soufre : S, le second est composé de fer et de soufre : FeS2. On peut donc trouver au moins deux classes générales de minéraux : les minéraux « simples » et les minéraux composés. En minéralogie, la classe des minéraux simples est appelée « Éléments natifs ». Par contre, il existe de nombreuses façons d’obtenir des minéraux composés. Étudions le cas du fer dans différents minéraux : On peut voir dans le tableau, des compositions chimiques relativement complexes où le fer est associé à 1, 2 voire 3 autres atomes. Mais cela ne suffit pas à établir une classification valable, il faut aller un peu plus loin en chimie. Nous allons donc introduire un concept nouveau : les ions. Ce tableau montre que l’on peut ranger les minéraux à partir des anions présents dans le cristal. Le nom des anions donnera le nom de la classe minérale. Ce type de classification où les anions sont utilisés pour créer une classe minérale, est plus judicieux qu’une classification par cation car souvent c’est l’anion qui va imposer la structure cristalline. Par exemple, les carbonates de magnésium (MgCO3, magnésite ), de calcium (CaCO3, Calcite ) et de cobalt (CoCO3, sphaérocobaltite ) ont la même structure cristalline, il est donc logique de les classer ensemble en plus de leur anion CO32- commun. Les classes minérales sont en fait bien plus complexes car le nombre d’anions existants est assez important. Ils rentrent cependant tous dans l’une des dix classes minérales que nous avons trouvées précédemment. Le tableau présent sur la page suivante résume les sous-classes présentes dans les classes principales, les anions associés et un minéral représentatif de la sous-classe. Ce tableau n’est ni exhaustif ni fondamental pour la suite de l’article. Il y a d’autres classifications où l’ambre n’est pas considéré comme un minéral, comme dans les classifications de Hey 3ème édition et celle de Dana 8ème édition détaillées plus loin. La classification de Nickel-Strunz 10ème éditionVous avez été initié à la classification de Nickel-Strunz dans la partie précédente. C’est cette classification que j’ai choisie de vous présenter en premier car c’est la plus utilisée dans les livres de minéralogie destinés aux passionnés. Cependant elle est plus complexe que cela. Je vous propose donc d’aller plus loin dans les détails de cette classification. Cette classification est complexe, mais elle n’est jamais montrée explicitement de cette façon dans les ouvrages de minéralogie. La classification de Dana 8ème éditionDans la classification de Dana 8ème édition, moins complexe que la précédente, les minéraux sont rangés en 79 familles d’anions et d’associations d’anions. Chaque famille d’anion est scindée en sous-familles faisant référence à une composition caractéristique. Enfin ces sous-familles donnent accès aux minéraux qui sont alors rangés par types structuraux. Cette classification est plus efficace que la Nickel-Strunz 10ème édition. En effet, le type structural est clairement identifié par un numéro simple qui n’est pas un multiple de 5. On peut lire directement le nombre de types structuraux existants et le nombre de minéraux adoptants ce type structural. La classification de Nickel-Strunz possède 4 niveaux de lecture alors que la classification de Dana 8ème édition n’en a plus que trois ce qui facilite la lecture. Le fait de ranger les minéraux par composition chimique caractéristique est aussi très pratique. La classification de Hey 3ème éditionLe principe de classement de Hey s’articule sur 31 familles d’anions ou d’associations d’anions. Chaque famille d’anions est ensuite subdivisée en familles de cations. Illustrons cela avec les carbonates. Les carbonates sont dans deux familles, les carbonates simples et les carbonates associés à d’autres anions. Cela constitue la 11ème et 12ème famille de la classification. La famille numéro 11 des carbonates simples se divise en 14 sous-familles suivant les cations associés à l’anion carbonate. Dans la quatrième sous-famille des carbonates de calcium, on trouve 8 minéraux. L’arborescence que nous venons de décrire est présentée ci-dessous. Cette classification est aussi très simple à lire comme la classification de Dana 8ème édition. Il y a 3 niveaux de lecture. Cependant elle contient moins d’informations que la classification de Dana : les types structuraux et les compositions chimiques caractéristiques sont absents. Son originalité réside dans le fait que les minéraux sont rangés par anions et cations. Il est alors possible d’effectuer des recherches plus ciblées si des tests ont permis d’avoir une idée de la composition chimique d’un échantillon inconnu. Voir aussi Compléments sur la dureté, la densité et l'indice de réfraction Retour à Lexique des termes employés en minéralogie Retour au Portail_Minéralogie |
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Dernière modification de cette page le 4 avril 2010 à 15:31. Cette page a été consultée 5 007 fois. À propos de GéoWiki Avertissements |