Fouqué

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Ferdinand FOUQUÉ (1828-1904)

Géologue, volcanologue, pétrographe, membre de l'Institut, professeur au Collège de France, né le 21 juin 1828 à Mortain (Manche). Fils d'un horloger de Mortain, Ferdinand Fouqué fait ses études au collège de Mortain, puis à Caen (Calvados), où il est reçu bachelier. Reçu à Saint-Cyr en 1847, il dut regagner Mortain en raison de la Révolution de 1848. C’est donc à Mortain qu’il prépara seul, avec succès, le concours d'entrée à l'Ecole normale supérieure (1849) après être redevenu, pour quelques temps, élève de mathématiques spéciales.
À l'École Normale Supérieure, il travailla avec le géochimiste Charles Sainte-Claire Deville, dont il fut l’élève avant de devenir le collaborateur puis le successeur. Il occupa, à l’École Normale Supérieure le poste de conservateur des collections scientifiques. Plus tard, il prépara un doctorat en médecine (1858).
En 1872, il enseigne – comme suppléant – au Collège de France puis, en 1877, succédant à Léonce Élie de Beaumont et à Charles Sainte-Claire Deville, il devient titulaire de la chaire de professeur d’histoire naturelle des corps inorganiques au Collège de France.
En 1881, il est élu à l’Académie des sciences.
En 1889, sa fille Catherine épouse Alfred Lacroix qui était l'élève de Fouqué au Collège de France.
En 1872, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur, plus tard il devint officier dans ce même ordre.
Il meurt à Paris le 7 mars 1904.

À la Réunion, c'est en son honneur que la caldeira la plus récente formée par le Piton de la Fournaise a été baptisée l'Enclos Fouqué.


Ses travaux
Il s’est particulièrement intéressé aux phénomènes volcaniques et aux séismes, aux minéraux et aux roches. Il se consacra aux volcans et à la chimie des fumerolles. Ses observations jetèrent un doute sérieux sur la théorie des cratères de soulèvement dont Léonce Élie de Beaumont, au faîte de sa puissance, était un farouche partisan.
Il donna également une impulsion à l'étude microscopique des roches volcaniques : en extraire de très petits cristaux et en déterminer les propriétés optiques. Il a étudié les roches éruptives de Corse et de Santorin (1866).
Il a été le premier à introduire les méthodes pétrographiques modernes en France. Il poursuivit les travaux de des Cloizeaux sur les propriétés optiques des plagioclases. Il multiplia les synthèses de minéraux volcaniques (recherche dans laquelle Auguste Michel-Lévy (1844-1911) se révéla être son meilleur disciple).

Naturaliste voyageur, il contribua au relevé de la carte géologique de la France. Il étudia à Naples l'éruption du Vésuve avec Charles Sainte-Claire Deville. Il se rendit à Céphalonie (Grèce) pour travailler et publier sur les effets du séisme du 4 février 1867. (Citons, outre le Vésuve, les îles Ioniennes, les lagoni de Toscane, l'Etna, Santorin, les Açores, …). On notera que si ses premiers voyages furent effectués en compagnie de son maître, il voyagera plus tard avec ses élèves Auguste Michel-Lévy et Alfred Lacroix, ce dernier devait devenir son gendre.


Ses publications (dont une en collaboration avec son disciple Auguste Michel-Lévy:

  • Recherches sur les phénomènes chimiques qui se produisent dans les volcans (1866) ;
  • Les anciens volcans de la Grèce (1879) ;
  • Santorin et ses éruptions, (avec Auguste-Michel Lévy) (1879) ;
  • Minéralogie micrographique (1879) ;
  • Roches éruptives françaises (2 tomes) (1879) ;
  • Synthèse des minéraux et des roches (1885) ;
  • Les Tremblements de terre (1889).



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