Duranus : Différence entre versions

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Arsenic - As, rhomboédrique
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<b>Arsenic</b> - As, rhomboédrique
 
Ce minéral est plutôt rare à Duranus. Certains spécimens ont cependant été trouvés sous forme de petites boules (à voir avec une loupe binoculaire).
 
Ce minéral est plutôt rare à Duranus. Certains spécimens ont cependant été trouvés sous forme de petites boules (à voir avec une loupe binoculaire).
  
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Pyrite - FeS2, cubique
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<b>Pyrite</b> - FeS<sub>2</sub>, cubique  
 
En agrégats, souvent confondus avec de la marcasite.
 
En agrégats, souvent confondus avec de la marcasite.
 
Marcasite - FeS2, orthorhombique
 
Marcasite - FeS2, orthorhombique
  
Réalgar - AsS, monoclinique
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<b>Réalgar </b>- AsS, monoclinique
 
C'est le principal constituant du minerai exploité à la fin du dix-neuvième siècle et au début du vingtième, vraisemblablement en vue de la fabrication de pesticides ou de pigments.
 
C'est le principal constituant du minerai exploité à la fin du dix-neuvième siècle et au début du vingtième, vraisemblablement en vue de la fabrication de pesticides ou de pigments.
 
Il s'agit du minéral le plus connu de Duranus. On le trouve en fines veinules, en veines centimétriques et en beaux cristaux dans la calcite blanche. Ces derniers ont la forme de prismes courts, parfois striés suivant l'allongement.*
 
Il s'agit du minéral le plus connu de Duranus. On le trouve en fines veinules, en veines centimétriques et en beaux cristaux dans la calcite blanche. Ces derniers ont la forme de prismes courts, parfois striés suivant l'allongement.*
  
Pararéalgar - AsS, monoclinique
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<b>Pararéalgar</b> - AsS, monoclinique
 
Le pararéalgar est un des quatre polymorphes naturels de AsS connus à ce jour. En petits agrégats de fragiles baguettes à croissance parallèle, de couleur jaune vif à jaune orange. Le minéral est très tendre; l'éclat est vitreux à subadamantin. Il s'agit d'un produit de remplacement du réalgar à ne confondre avec l'orpiment.  
 
Le pararéalgar est un des quatre polymorphes naturels de AsS connus à ce jour. En petits agrégats de fragiles baguettes à croissance parallèle, de couleur jaune vif à jaune orange. Le minéral est très tendre; l'éclat est vitreux à subadamantin. Il s'agit d'un produit de remplacement du réalgar à ne confondre avec l'orpiment.  
  
Duranusite - As4S, orthorhombique
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<b>Duranusite</b> - As<sub>4</sub>S, orthorhombique
 
Il s'agit sans aucun doute d'un des minéraux les plus intéressants puisque Duranus en est la [[localité type]]. Mais il est microscopique et, de ce fait, difficile à déceler. Il a tendance à diviser les collectionneurs en plusieurs points, notamment celui de la couleur. A l'oeil nu ou avec la loupe de terrain ces problèmes ne se posent pas car c'est trop petit ! Sous une loupe binoculaire, le minéral est en général gris métallique.
 
Il s'agit sans aucun doute d'un des minéraux les plus intéressants puisque Duranus en est la [[localité type]]. Mais il est microscopique et, de ce fait, difficile à déceler. Il a tendance à diviser les collectionneurs en plusieurs points, notamment celui de la couleur. A l'oeil nu ou avec la loupe de terrain ces problèmes ne se posent pas car c'est trop petit ! Sous une loupe binoculaire, le minéral est en général gris métallique.
  
  
Orpiment - As2S3, monoclinique
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<b>Orpiment</b> - As<sub>2</sub>S<sub>3</sub>, monoclinique
 
Les cristaux sont foliacés, constitués d'un empilement de lamelles allongées selon l'axe c (Fig. 6). Le clivage est parfait sur {010}, ce qui produit des lames transparentes, flexibles mais non élastiques. La couleur est jaune soufre à jaune d'or (d'où le nom du minéral) avec, parfois, une nuance brun orange. L'éclat est gras à nacré.
 
Les cristaux sont foliacés, constitués d'un empilement de lamelles allongées selon l'axe c (Fig. 6). Le clivage est parfait sur {010}, ce qui produit des lames transparentes, flexibles mais non élastiques. La couleur est jaune soufre à jaune d'or (d'où le nom du minéral) avec, parfois, une nuance brun orange. L'éclat est gras à nacré.
 
Le minéral se trouve sur la calcite blanche avec le réalgar.
 
Le minéral se trouve sur la calcite blanche avec le réalgar.
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Arsénolite - As2O3, cubique
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<b>Arsénolite</b> - As<sub>2</sub>O<sub>3</sub>, cubique
 
Ce minéral, réputé toxique se présente en encroûtements microscopiques à la surface de l'arsenic dont il est un produit d'oxydation fréquent. Il est incolore à brun pâle, très tendre. Un diagramme de poudre a été effectué pour confirmer sa présence.
 
Ce minéral, réputé toxique se présente en encroûtements microscopiques à la surface de l'arsenic dont il est un produit d'oxydation fréquent. Il est incolore à brun pâle, très tendre. Un diagramme de poudre a été effectué pour confirmer sa présence.
  
Quartz - SiO2, rhomboédrique
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<b>Quartz</b> - SiO<sub>2</sub>, rhomboédrique
 
Grains dans les marno-calcaires
 
Grains dans les marno-calcaires
  
Limonite, Hydroxydes de fer
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<b>Limonite</b>, Hydroxydes de fer
 
Couleur brune. Oxydation des cristaux de pyrite.
 
Couleur brune. Oxydation des cristaux de pyrite.
  
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Calcite - CaCO3, rhomboédrique
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<b>Calcite</b> - CaCO<sub>3</sub>, rhomboédrique
 
Elle forme des veines dans lesquelles se logent des sulfures d'arsenic. Assez fréquemment on peut trouver des fissures remplies de jolis cristaux scalénoédriques de couleur blanche, aux arêtes nettes.
 
Elle forme des veines dans lesquelles se logent des sulfures d'arsenic. Assez fréquemment on peut trouver des fissures remplies de jolis cristaux scalénoédriques de couleur blanche, aux arêtes nettes.
  
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Barytine - BaSO4, orthorhombique
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<b>Barytine</b> - BaSO<sub>4</sub>, orthorhombique
 
Quelques grains dans les zones à duranusite.
 
Quelques grains dans les zones à duranusite.
  
Gypse - CaSO4.2H2O, monoclinique
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<b>Gypse</b> - CaSO<sub>4</sub>.2H<sub>2</sub>O, monoclinique
 
On l'observe en chapelets de minuscules sphères blanches en association avec le réalgar et les arséniates de calcium. Dans la même paragenèse il existe aussi sous la forme de très petites «roses de gypse» de couleur blanc grisâtre ; les cristaux sont alors plats, terminés en ogive.
 
On l'observe en chapelets de minuscules sphères blanches en association avec le réalgar et les arséniates de calcium. Dans la même paragenèse il existe aussi sous la forme de très petites «roses de gypse» de couleur blanc grisâtre ; les cristaux sont alors plats, terminés en ogive.
  
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Sainfeldite - Ca5H2(AsO4)4.4H2O, monoclinique
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<b>Sainfeldite</b> - Ca<sub>5</sub>H<sub>2</sub>(AsO<sub>4</sub>)4.4H<sub>2</sub>O, monoclinique
 
La sainfeldite se présente en agrégats tantôt étoilés, tantôt subparallèles, tantôt désordonnés ; certains sont formés de cristaux prismatiques trapus, idiomorphes, de couleur blanc grisâtre, transparents à translucides, vitreux à légèrement nacrés.
 
La sainfeldite se présente en agrégats tantôt étoilés, tantôt subparallèles, tantôt désordonnés ; certains sont formés de cristaux prismatiques trapus, idiomorphes, de couleur blanc grisâtre, transparents à translucides, vitreux à légèrement nacrés.
 
La paragenèse comprend, essentiellement, réalgar, gypse et les autres arséniates de calcium.
 
La paragenèse comprend, essentiellement, réalgar, gypse et les autres arséniates de calcium.
  
Guérinite - Ca5H2(AsO4)4.9H2O, Monoclinique
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<b>Guérinite</b> - Ca<sub>5</sub>H<sub>2</sub>(AsO<sub>4</sub>)<sub>4</sub>.9H<sub>2</sub>O, Monoclinique
 
Arséniate de calcium, se présente sous sa forme caractéristique : en rosettes de cristaux blanc neige, aciculaires ou, plutôt, en plumets nacrés, délicatement posés sur la roche ou sur les autres  
 
Arséniate de calcium, se présente sous sa forme caractéristique : en rosettes de cristaux blanc neige, aciculaires ou, plutôt, en plumets nacrés, délicatement posés sur la roche ou sur les autres  
 
On le trouve aussi en tapis, à l'aspect velouté, formés de cristaux aplatis, foliacés, aussi blancs et nacrés que les précédents.
 
On le trouve aussi en tapis, à l'aspect velouté, formés de cristaux aplatis, foliacés, aussi blancs et nacrés que les précédents.
 
La paragénèse est la même que celle des autres arséniates du gisement.
 
La paragénèse est la même que celle des autres arséniates du gisement.
  
Ferrarisite - Ca5H2(AsO4)4.9H2O, triclinique
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<b>Ferrarisite</b> - Ca<sub>5</sub>H<sub>2</sub>(AsO<sub>4</sub>)<sub>4</sub>.9H<sub>2</sub>O, triclinique
 
C'est le dimorphe de la guérinite. Son aspect peut la faire ressembler à la pharmacolite, non rencontrée. On pourrait la confondre avec le gypse, mais celle-là est cassante alors que celui-ci est sectile.
 
C'est le dimorphe de la guérinite. Son aspect peut la faire ressembler à la pharmacolite, non rencontrée. On pourrait la confondre avec le gypse, mais celle-là est cassante alors que celui-ci est sectile.
 
A Duranus, elle se présente en cristaux aplatis incolores, transparents, vitreux, avec un clivage parfait. On remarque parfois un faciès pseudo-hexagonal (le minéral n'est pas hexagonal puisqu'il est biaxe, comme le montre l'analyse optique); certaines faces sont striées obliquement par rapport aux arêtes. Les cristaux sont disposés en tapis désordonnés, en étoiles aux bras allongés, en rosettes rappelant celles du gypse et, parfois, en jolis éventails. La paragenèse est la même que celle de la guérinite. Il est intéressant de trouver ces deux dimorphes en association.
 
A Duranus, elle se présente en cristaux aplatis incolores, transparents, vitreux, avec un clivage parfait. On remarque parfois un faciès pseudo-hexagonal (le minéral n'est pas hexagonal puisqu'il est biaxe, comme le montre l'analyse optique); certaines faces sont striées obliquement par rapport aux arêtes. Les cristaux sont disposés en tapis désordonnés, en étoiles aux bras allongés, en rosettes rappelant celles du gypse et, parfois, en jolis éventails. La paragenèse est la même que celle de la guérinite. Il est intéressant de trouver ces deux dimorphes en association.
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Glauconite - (K,Na)(Fe+3,Al,Mg)2(Si,Al)4O10(OH)12, monoclinique
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<b>Glauconite</b> - (K,Na)(Fe<sup>+3</sup>,Al,Mg)<sub>2</sub>(Si,Al)<sub>4</sub>O<sub>10</sub>(OH)<sub>12</sub>, monoclinique
 
C'est un minéral des argiles, entrant dans la composition des calcaires gréso-glauconieux où elle forme de petits filonnets feuilletés, aux contours arrondis, ressemblant à des grains de chlorite altérée. La couleur est vert grisâtre à gris noirâtre. Ce phyllosilicate hydraté se forme principalement dans les sédiments marins déposés entre 200 et 1800 mètres de profondeur.
 
C'est un minéral des argiles, entrant dans la composition des calcaires gréso-glauconieux où elle forme de petits filonnets feuilletés, aux contours arrondis, ressemblant à des grains de chlorite altérée. La couleur est vert grisâtre à gris noirâtre. Ce phyllosilicate hydraté se forme principalement dans les sédiments marins déposés entre 200 et 1800 mètres de profondeur.
  

Version du 10 avril 2009 à 20:38

Duranus : minéraux d'arsenic :

Duranus est un village des Alpes-Maritimes (06) qui se situe à environ 30 kilomètres au nord de Nice, dans les fameuses et impressionnantes gorges de la Vésubie. Ce village a donné son nom à l'ancien gisement d'arsenic, une mine qui est située au hameau de Rocca-Sparviera, lieu-dit l'Éguisse et qui aurait été exploité entre 1902 et 1931, selon d'autres entre 1901 et 1930. En 1910 jusqu'à 18 ouvriers pouvaient extraire 3 tonnes de minerais qui étaient grillés sur place. L'accès pédestre depuis le village de Duranus prend 3 à 4 heures environ aller-retour, mais la vue est assez impressionnante.

Il y a plusieurs galeries d'exploitation mais complètements stériles.

L'idéal pour trouver des minéralisations intéressantes est de repérer les filons de calcites qui parcourent les haldes (badlands) derrière les ruines et de taper dedans, on peut trouver de fort intéressants arséniates et sulfures dont les noms suivent :

Élements :

Arsenic - As, rhomboédrique Ce minéral est plutôt rare à Duranus. Certains spécimens ont cependant été trouvés sous forme de petites boules (à voir avec une loupe binoculaire).

Sulfures :

Pyrite - FeS2, cubique En agrégats, souvent confondus avec de la marcasite. Marcasite - FeS2, orthorhombique

Réalgar - AsS, monoclinique C'est le principal constituant du minerai exploité à la fin du dix-neuvième siècle et au début du vingtième, vraisemblablement en vue de la fabrication de pesticides ou de pigments. Il s'agit du minéral le plus connu de Duranus. On le trouve en fines veinules, en veines centimétriques et en beaux cristaux dans la calcite blanche. Ces derniers ont la forme de prismes courts, parfois striés suivant l'allongement.*

Pararéalgar - AsS, monoclinique Le pararéalgar est un des quatre polymorphes naturels de AsS connus à ce jour. En petits agrégats de fragiles baguettes à croissance parallèle, de couleur jaune vif à jaune orange. Le minéral est très tendre; l'éclat est vitreux à subadamantin. Il s'agit d'un produit de remplacement du réalgar à ne confondre avec l'orpiment.

Duranusite - As4S, orthorhombique Il s'agit sans aucun doute d'un des minéraux les plus intéressants puisque Duranus en est la localité type. Mais il est microscopique et, de ce fait, difficile à déceler. Il a tendance à diviser les collectionneurs en plusieurs points, notamment celui de la couleur. A l'oeil nu ou avec la loupe de terrain ces problèmes ne se posent pas car c'est trop petit ! Sous une loupe binoculaire, le minéral est en général gris métallique.


Orpiment - As2S3, monoclinique Les cristaux sont foliacés, constitués d'un empilement de lamelles allongées selon l'axe c (Fig. 6). Le clivage est parfait sur {010}, ce qui produit des lames transparentes, flexibles mais non élastiques. La couleur est jaune soufre à jaune d'or (d'où le nom du minéral) avec, parfois, une nuance brun orange. L'éclat est gras à nacré. Le minéral se trouve sur la calcite blanche avec le réalgar.

Oxydes :

Arsénolite - As2O3, cubique Ce minéral, réputé toxique se présente en encroûtements microscopiques à la surface de l'arsenic dont il est un produit d'oxydation fréquent. Il est incolore à brun pâle, très tendre. Un diagramme de poudre a été effectué pour confirmer sa présence.

Quartz - SiO2, rhomboédrique Grains dans les marno-calcaires

Limonite, Hydroxydes de fer Couleur brune. Oxydation des cristaux de pyrite.

Carbonates :

Calcite - CaCO3, rhomboédrique Elle forme des veines dans lesquelles se logent des sulfures d'arsenic. Assez fréquemment on peut trouver des fissures remplies de jolis cristaux scalénoédriques de couleur blanche, aux arêtes nettes.

Sulfates:

Barytine - BaSO4, orthorhombique Quelques grains dans les zones à duranusite.

Gypse - CaSO4.2H2O, monoclinique On l'observe en chapelets de minuscules sphères blanches en association avec le réalgar et les arséniates de calcium. Dans la même paragenèse il existe aussi sous la forme de très petites «roses de gypse» de couleur blanc grisâtre ; les cristaux sont alors plats, terminés en ogive.

Arséniates

Sainfeldite - Ca5H2(AsO4)4.4H2O, monoclinique La sainfeldite se présente en agrégats tantôt étoilés, tantôt subparallèles, tantôt désordonnés ; certains sont formés de cristaux prismatiques trapus, idiomorphes, de couleur blanc grisâtre, transparents à translucides, vitreux à légèrement nacrés. La paragenèse comprend, essentiellement, réalgar, gypse et les autres arséniates de calcium.

Guérinite - Ca5H2(AsO4)4.9H2O, Monoclinique Arséniate de calcium, se présente sous sa forme caractéristique : en rosettes de cristaux blanc neige, aciculaires ou, plutôt, en plumets nacrés, délicatement posés sur la roche ou sur les autres On le trouve aussi en tapis, à l'aspect velouté, formés de cristaux aplatis, foliacés, aussi blancs et nacrés que les précédents. La paragénèse est la même que celle des autres arséniates du gisement.

Ferrarisite - Ca5H2(AsO4)4.9H2O, triclinique C'est le dimorphe de la guérinite. Son aspect peut la faire ressembler à la pharmacolite, non rencontrée. On pourrait la confondre avec le gypse, mais celle-là est cassante alors que celui-ci est sectile. A Duranus, elle se présente en cristaux aplatis incolores, transparents, vitreux, avec un clivage parfait. On remarque parfois un faciès pseudo-hexagonal (le minéral n'est pas hexagonal puisqu'il est biaxe, comme le montre l'analyse optique); certaines faces sont striées obliquement par rapport aux arêtes. Les cristaux sont disposés en tapis désordonnés, en étoiles aux bras allongés, en rosettes rappelant celles du gypse et, parfois, en jolis éventails. La paragenèse est la même que celle de la guérinite. Il est intéressant de trouver ces deux dimorphes en association. Picropharmacolite - Ca4MgH2(AsO4)4.11H2O, triclinique C'est l'arséniate le plus abondant, si l'on peut dire, de l'endroit. Comme il est visible à l'oeil nu et bien cristallisé, c'est aussi le plus esthétique et le plus recherché par les collectionneurs. Cette efflorescence montre des cristaux centimétriques, aciculaires, blancs, disposés en touffes divergentes.

Silicates :

Glauconite - (K,Na)(Fe+3,Al,Mg)2(Si,Al)4O10(OH)12, monoclinique C'est un minéral des argiles, entrant dans la composition des calcaires gréso-glauconieux où elle forme de petits filonnets feuilletés, aux contours arrondis, ressemblant à des grains de chlorite altérée. La couleur est vert grisâtre à gris noirâtre. Ce phyllosilicate hydraté se forme principalement dans les sédiments marins déposés entre 200 et 1800 mètres de profondeur.

Bibliographie : Barri, H., Permingeat, E, Pierrot, R., Walenta, K., 1980: La Ferrarisite Ca5H2(AsO4)4.9H2O, une nouvelle espèce minérale dimorphe de la guérinite, Bull. Minéral., 103, 533-540 Bari, H., 1982: Minéralogie des filons du Neuenberg à Sainte-Marie-aux-Mines (Haut-Rhin), Pierres et Terre Dunning, G., 1988: Calcium arsenate minerals new to the Getchell mine, Nevada, Min. Rec., 19-4, 253-257 Johan, Z., Laforêt C., Picot P., Féraud J., 1973: La Duranusite, As4S, un nouveau minéral, Bull. Soc. Fr. Minéral. Cristallogr., 96, 131-134 Mari, D., Mari, G., 1982: Mines et minéraux des Alpes-Maritimes, Ed. Serre Orcel, J., 1918: Les gisements d'orpiment et de réalgar de Lucéram et de Duranus (Alpes-Maritimes), Bull. Soc. Fr. Minér., 41, 176-180 Picot, P, Johan, Z., 1977: Atlas des minéraux métalliques, BRGM Pierrot, R., 1964: Contribution à la minéralogie des arséniates calciques et calcomagnésiens naturels, Bull. Soc fr. Min. Crist., 87, 169-211 Pierrot, R., Picot, P., Féraud, J., Vernet, J., 1974: Inventaire minéralogique de la France n° 4: 06 Alpes-Maritimes, BRGM Roberts A. G., Ansell, H. G., Bonardi, M., 1980: Pararealgar, a new polymorph of AsS, from British Columbia, Can. Mineral., 18, 525-527