Canari

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carrière de Canari
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Légende
Situation Corse
Ville la plus proche
Région
Pays France
Intérêt minéralogique
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La "mine" de Canari (*) Ce site d'exploitation d'amiante (le plus grand gisement d'amiante de France) est situé sur les communes de Canari et d'Ogliastro sur la côte Ouest du Cap Corse, localisée à peu près à mi-chemin entre Albo et Canari, à 16,5 km environ au nord de Nonza et au bord du golfe de St Florent.
-* L'amiante n'étant pas concessible on doit donc parler de carrière et non de mine.


  • Historique : Le filon a été découvert à la fin du 19ème siècle par un habitant du village, mais ne fut exploité que plus tard, vers 1925, par la société Eternit, qui ouvrit la carrière à ciel ouvert.
    Les prélèvements se poursuivirent jusqu'en 1965, et fournirent prés de 300.000 tonnes de fibres entre la fin de la seconde guerre mondiale et la fermeture du site en 1965.
  • Le site est constitué de deux cratères d'exploitation d'une centaine de mètres de diamètre à ciel ouvert formant un vaste amphithéâtre composé d'une dizaine de gradin en étages, un procédé d'exploitation appelé "Glory Hole". Le procédé d'extraction adopté à Canari est peu fréquent en France, c’est une technique d’exploitation utilisée dans la mine d’amiante de Balangero en Italie et à Asbestos, Québec (Canada).
    L'exploitation de l’amas serpentineux s'est développée sur le versant d'un massif complexe ou cohabites, « rodingites, serpentines, euphotides », la carrière est étagée en gradins horizontaux qui ressemble a une pyramide Aztèque.
    C'est sur ces gradins que se pratiquait l'abattage du minerai à l'explosif. A la partie inférieure de la carrière s'ouvrent côte à côte deux cônes où les gradins circulaires et emboîtés continuent à s'étager, en se rétrécissant en profondeur : ce sont les entonnoirs d'extraction, . Dans leur prolongement s'enfoncent, deux puits inclinés qui arrivent dans une galerie de roulage qui débouche à la partie supérieure de l'usine de traitement.
    Les matériaux étaient alors concassés puis acheminés jusqu'à un silo de stockage situé en amont de l'usine de traitement. Les stériles étaient directement évacués à la mer par un convoyeur passant sous la route départementale.
    Deux galeries de roulage circulaires équipées de rails permettaient d'acheminer la roche vers les concasseurs. Le minerai, calibré sur des tamis en fragments n'excédant pas 30 mm, passait ensuite dans un silo de stockage qui constituait, en cas d'avarie survenant aux broyeurs, un volant de réserves pouvant alimenter l'usine pendant une semaine. Du silo, le minerai passait ensuite dans deux fours rotatifs de séchage A la sortie des fours le minerai passait sur des "tables canadiennes" où s'opérait le tri des fragments d'amiante : le procédé comprenait trois étages de cribles ventilés, soufflés, où l'amiante était soustraite par aspiration. L'amiante était ensuite nettoyé dans des bluteries rotatives mises sous dépression, et épuré sur des tamis vibrants, puis ensaché en sacs et transporté par camions sur Bastia.
  • Les minéraux
Actinote, Albite, Apatite, Aragonite, Awaruite, Calcite, Chlorite, Clinochlore, Clinozoïsite, Diopside, Epidote, Grossulaire, Gypse, Magnétite, Pentlandite, Préhnite, Pyrite, Titanite, Trémolite, Uvarovite (var. de Grossulaire chromifère), Vésuvianite, Wollastonite, Zoïsite...



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